Monsieur Philippot réalise un film sur le dysfonctionnement familial et climatique.

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Acide s’ouvre sur une vidéo prise sur le vif, à l’image légèrement tremblée : des syndicalistes prennent à partie et séquestrent les cadres de leur entreprise. Pas de doute, nous sommes bien en France. C’est devenu une habitude, chez Just Philippot, qui avait déjà signé le saisissant film d’épouvante agricole La Nuée (2021) : l’horreur surgit de la réalité française, qu’elle soit socio-économique ou écologique.


Syndicaliste aguerri, Michal est sous contrôle judiciaire depuis qu’il a tabassé son patron. Dans ce rôle de prolo en lutte, on retrouve un Guillaume Canet démaquillé de ses habituels attributs de golden boy du cinéma français, tout en sobriété dans la peau de ce père divorcé et cerné de toutes parts par des désastres intimes : une nouvelle compagne gravement malade, et une relation tendue avec Elise, son ex-femme – Laetitia Dosch, toujours aussi concrète et juste. Ils se partagent la garde de Selma (Patience Munchenbach), 15 ans, remuée par la réputation de son père.


Voilà que ce petit théâtre intime va lentement se glisser dans le moule du film catastrophe. Ça commence, comme souvent, par la télé crachant des images apocalyptiques de pluies acides qui, à l’autre bout du monde, dévastent tout sur leur passage. Michal ne se sent pas concerné, sa fille le lui reproche. Mais le fossé générationnel a à peine le temps de se creuser que les pluies meurtrières sont déjà là, par la fenêtre. Le drame s’inaugure, obligeant les ex-époux à faire équipe pour survivre. Non sans ironie, le cinéaste observe la façon dont les convictions politiques volent en éclats face au cataclysme. Le repli sur la cellule familiale est parfaitement métaphorisé par une scène d’embouteillage, où les passagers abrités dans leur voiture tentent d’ignorer les appels au secours de victimes carbonisées sur place – le familialisme américain est habilement mouché.


Choix de la ténuité

Toute cette seconde partie est construite sur une suite de tableaux bien distincts, parcours d’étapes survivalistes qui ne cessent d’évoquer La Guerre des mondes (2005), de Steven Spielberg, et son père divorcé de la working class campé par Tom Cruise. Justement, à chaque instant, Just Philippot se montre conscient des écueils qui

 

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